Sur le boulevard Thomas Sankara, à l’entrée de l’université comme constaté par ici1fo.com sur place, de nouveaux bancs publics font l’unanimité. Équipés de dispositifs solaires de recharge, ils offrent aux étudiants un espace de repos et une solution pratique pour alimenter leurs téléphones portables. L’installation est portée par le programme Faso Mêbo.
Depuis leur mise en service, les bancs sont devenus un point de rencontre prisé. Entre deux cours, les étudiants s’y installent pour réviser, échanger ou se détendre, téléphone en main. «Je pense que ça va beaucoup aider les étudiants en leur permettant de recharger leurs téléphones. Et il n’y a pas que les étudiants pour en bénéficier mais les passants aussi», témoigne Marie-Madeleine Ilboudo, étudiante en Droit.
L’innovation est saluée comme une réponse concrète à un besoin réel. Dans un contexte où le téléphone est devenu indispensable pour les recherches et les travaux académiques, l’accès à l’énergie sur le campus est jugé «impeccable». «Quand nous sommes arrivés pour la première fois à Ouagadougou, on ignorait que notre université pouvait être aussi accueillante et c’est la première chose que l’on voit dès l’entrée en ville. Tout ça, c’est le travail de Faso Mêbo», relève Augustin Zaba, étudiant en fin de cycle.
Lancée en 2024, Faso Mêbo signifie «le pays se construit» en mooré et dioula. L’initiative présidentielle, devenue Agence Faso Mêbo en janvier 2026, combine construction d’infrastructures routières et aménagement urbain : logements décents, assainissement, espaces publics verdoyants et mobilier urbain à énergie renouvelable.
Face à l’enthousiasme, les étudiants appellent à la vigilance. «Je pense qu’il faut interpeller les étudiants, nous devons être les gardiens de ces infrastructures-là. Parce que tout le monde peut en faire usage, mais si on n’y prête pas attention, des individus malintentionnés pourraient les saboter», prévient Iliassa Komi, étudiant en 3ᵉ année de Lettres modernes.
Certains plaident déjà pour dupliquer le modèle dans les autres campus du Burkina Faso, afin d’améliorer durablement les conditions de vie et d’étude.
Ira Korotimi à Ouagadougou pour ICI1FO




















