Le village de Houphouékaha, dans la sous-préfecture de Ferkessédougou, vient officiellement de passer en mode « sans porc, on fait comment ? ».

Selon un arrêté préfectoral du 24 juillet 2026, ici1fo.com apprend que la peste porcine africaine a pointé son nez dans un élevage. Résultat : le préfet du Tchologo, Jean-Pierre Sory, sur proposition du directeur régional Tuo Seydou, a tracé un cercle magique de 3 km autour du foyer. Et pour faire bonne mesure, on ajoute 7 km de « zone de surveillance ». En gros, si t’es cochon dans ce périmètre, t’es confiné. Point.

Les autorités ont d’abord ordonné la mise sous séquestre sanitaire de tous les porcs présents dans le périmètre. L’entrée et la sortie des porcs vivants, des viandes, produits et sous-produits porcins, ainsi que de tout matériel susceptible d’être contaminé, sont strictement interdites. Ensuite, les services vétérinaires ont déjà entamé l’abattage sanitaire des animaux infectés ainsi que la destruction sécurisée des carcasses, viandes, sous-produits, litières, déchets et matériels contaminés ou susceptibles de l’être. Le nombre exact de porcs abattus n’était pas encore connu au moment de la rédaction.

Parallèlement, un recensement exhaustif des exploitations porcines, des détenteurs et des effectifs, selon le sexe, l’âge et l’état physiologique des animaux, est en cours. Enfin, afin d’éviter la propagation de la maladie à d’autres élevages du département de Ferkessédougou, les autorités ont interdit le transport, la distribution, la commercialisation et la consommation de porcs ainsi que des produits et sous-produits porcins provenant de la zone infectée, et les marchés de porcs y sont temporairement fermés.

Les analyses du Laboratoire central vétérinaire de Bingerville, reçues le 22 juillet après des prélèvements effectués le 16, ont confirmé la présence du génome du virus de la peste porcine africaine.

Et Yopougon dans tout ça ? Bon, techniquement l’épidémie est à Ferké. Mais prévenons : au quartier, dès qu’on dit « pénurie de porc », c’est la panique nationale. Entre les maquis de Sicogi, les vendeuses de porc au four de Maroc, et les « grands consommateurs » qui font 3 brochettes + alloco + bière chaque soir, Yopougon risque de déclarer son propre état d’urgence émotionnelle.

En attendant, les autorités demandent le calme. Pas de contrebande de jambon dans les gbaka, pas de « porc du marché noir » vendu sous le manteau.

Moralité : Houphouékaha est en confinement. Ferké serre la ceinture. Et quelque part à Yop, quelqu’un est déjà en train de demander « mais on peut remplacer par pintade au moins ? »

Affaire à suivre. En attendant, prenez soin de vos cochons. Et de vos nerfs.

Christ Yoann pour ICI1FO