À Port-Bouët ce lundi 08 juin 2026, cinq heures, c’est le temps qu’a passé Dr Emmou Sylvestre au milieu des décombres de Vridi 3 et Vridi Canal. Cinq heures de larmes, d’écoute et de mains serrées.

Le Député-Maire est arrivé peu après 13h. Il est reparti vers 18h. Entre les deux, un élu submergé par l’émotion. Devant les habitations réduites à l’état de ruines, face aux familles sans toit, aux biens exposés à la pluie, le maire n’a pas masqué sa peine.

À chaque pas, la même scène : une mère en détresse qu’il réconforte d’une parole, un enfant désorienté à qui il accorde son attention, un vieillard assis au milieu des vestiges de sa maison à qui il tend une poignée de main chaleureuse. Des gestes simples. Des gestes qui disent tout de sa douleur.

Très ému par les témoignages, Dr Emmou Sylvestre a confié avoir écourté un voyage dès qu’il a su. « J’ai dû écourter mon séjour pour revenir rapidement me joindre à vous, partager votre douleur et pleurer avec vous », a-t-il lâché, la voix serrée. Il rappelle que « la mairie n’avait pas été informée de ces opérations » menées les 2 et 6 juin par le District Autonome d’Abidjan.

Entouré d’adjoints, de conseillers et d’agents municipaux comme constaté par ici1fo.com sur place, le maire a vu les visages marqués par l’inquiétude et l’incertitude. Il a vu les siens. « Enfants de Port-Bouët, je vous considère comme ma famille, et dans les moments difficiles, une famille doit rester unie et solidaire. »

Ce lundi 08 juin 2026, il n’y a pas eu de discours politique à Vridi 3 et Vridi Canal. Il y a eu un maire qui pleure avec son peuple. Cinq heures de compassion brute. Cinq heures où la douleur d’un élu a épousé celle de ses administrés.

Roméo Kouadio à Abidjan pour ICI1FO